"L'EMPATHIE" d'Antoine Renand
Tout cela a commencé comme un jeu. Une distraction. Un moyen de chasser l'ennui. Parce qu'un jour, à Plymouth, en Angleterre, retenu avec son cargo et les autres marins pendant une semaine dans le port de la ville, il n'a su comment passer le temps. Alors il a suivi une jeune mère de famille et ses deux enfants, et s'est ensuite introduit chez eux. Sans faire de bruit, sans volonté de les déranger. Juste pour regarder leur intérieur, pour s'y photographier avec un mobile trouvé sur une table. Pour créer un malaise, une peur, lorsque la résidente des lieux allait par la suite découvrir sur son téléphone, les clichés d'un homme s'étant permis de violer leur intimité.
Amusé, il a récidivé dans tous les endroits du monde où il a fait escale. Prenant de plus en plus de plaisir à le faire. Jusqu'au jour où, dans la ville américaine de Boston, son intrusion l'a amené à regarder un couple en train de dormir. Là, il s'est dit que le jeu pourrait devenir beaucoup plus intéressant. S'il violait la femme devant l'homme rendu incapable d'agir, forcé de contempler la scène.
Revenu définitivement à Paris, il a mis son projet à exécution. Violant et torturant des couples avec une sauvagerie rare. Et un mode opératoire insolite. Au point que la police l'a surnommé le lézard. Parce qu'il s'introduit dans les appartements de ses victimes par les fenêtres, alors que ceux-ci sont juchés à des hauteurs vertigineuses.
Antony Rauch et Marion Mesny, capitaines expérimentés au sein de "la brigade du viol" à la PJ de Paris, sont sur le coup. Pressés par le ministre de l'intérieur qui veut que tout cela cesse au plus vite. Mais c'est sans compter sur ce violeur en série qui, bientôt, va les défier au grand jour et s'en prendre à eux.
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